Les équations écrites ou orales, quelle différence ?

Dans un rapport de l’OCDE, on se demande quel est l’impact de l’utilisation du langage pour enseigner l’arithmétique alors que les circuits neuronaux de la parole et de l’arithmétique sont distincts.

Dans un même ordre d’idée, des chercheurs de Saskatchewan ont voulu savoir s’il y avait une différence entre la façon de répondre à une multiplication ou une addition selon que la question était écrite ou orale. On a pris la peine de distinguer également l’ordre de grandeur. On a divisé les multiplications entre les “petites” (la réponse est inférieure à 25) et les “grandes” (la réponse est supérieure à 25). On a mesuré le temps de réponse à ces différentes questions d’arithmétique. Tous les problèmes comportaient des nombres à un chiffre compris entre 2 et 9.

Lors de l’analyse des résultats, on constate que plus le problème est “grand” et plus le temps de réaction est long… pour les multiplications écrites. Cet effet est moins prononcé pour les multiplications dites. Dans le cas des additions, plus le problème est grand et plus le temps de réaction est long si le problème est dit. Par contre, s’il est écrit, l’effet est moins important.

Il semble donc y avoir une différence dans la façon de traiter les additions et les multiplications selon qu’elles sont écrites ou dites. Cela pourrait s’expliquer par le fait que trouver une réponse dite pourrait reposer sur la mémoire verbal.

Metcalfe, A. & Campbell, J. (2008). Spoken numbers versus arabic numerals : Differential effects on adult’s multiplication and addition. Canadian Journal of Experimental Psychology, 62 (1), 56-61.

http://dx.doi.org/10.1037/1196-1961.62.1.56